«Notre examen est terminé.» Vendredi dernier, le procureur général des Etats-Unis, Todd Blanche, annonçait avoir mené à bien sa tâche. «Nous avons examiné plus de 6 millions de documents papier, des milliers de vidéos, des milliers, voire des dizaines de milliers d’images. C’est ce que la loi nous imposait de faire.» En novembre dernier, après plusieurs mois d’un combat acharné contre la publication du dossier lié au pédocriminel décédé en prison Jeffrey Epstein – dont Donald Trump était proche dans les années 1990 –, la pression a eu raison du président, qui a fait volte-face pour demander sa publication. Une loi a vu le jour pour ordonner la transparence sur l’affaire d’ici au 19 décembre 2025.
Avec plus d’un mois de retard, c’est désormais chose faite, estime Todd Blanche, qui a précisé que sur la base de l’analyse susmentionnée le Département de la justice (DOJ) ne prévoyait pas d’engager de nouvelles poursuites. Quant au président des Etats-Unis, il affirmait samedi soir que les documents «l’absolvaient totalement». La fin de la saga? Pas sûr. Ce début de semaine, plusieurs parlementaires démocrates contestaient la position du DOJ. Ils estiment «stupéfiante» la décision d’en rester là. Et soulignent que seule la moitié des documents a été divulguée (il manquerait environ 3 millions de pages). Le gouvernement n’a, selon eux, pas respecté la loi votée en décembre et mène une «opération de dissimulation visant à couvrir le président». Ils promettent de continuer à exiger l’accès à l’ensemble du dossier, qui met également dans l’embarras le camp Clinton.