Le CIO a découvert dans la presse les turbulences internes au Cojop Alpes françaises 2030. « J'ai été un peu surprise car ils étaient avec nous hier (mardi sur la scène du Palais des congrès) et ils ont fait une présentation magnifique », a expliqué la présidente du CIO Kirsty Coventry, interrogée lors de la conférence de presse de l'organisation, à Milan.
« Toutes les conversations de Christophe (Dubi, directeur des Jeux au CIO) avec les partenaires des Alpes françaises semblent très positives. Je pense qu'il s'agit d'un excellent héritage de Paris, a-t-elle poursuivi avant d'insister. L'équipe est passionnée par ces Jeux et par ce que la montagne peut apporter en termes de durabilité. »
Présent à la même conférence, Christophe Dubi, a, lui, paru très étonné. « Ce qu'on a vu à la commission de coordination, la présentation (mardi lors de la session) était vraiment top. Je ne sais pas si vous avez aimé la vision, mais nous oui, a-t-il expliqué. Ce sont des problèmes de personnes. Ça peut arriver et ça peut se régler (...) par le dialogue ; la sortie de la situation par le haut. » « Ce sont deux personnes remarquables », a enchaîné le dirigeant, au sujet d'Edgar Grospiron et de Cyril Linette, respectivement président et directeur général du Cojop.
Certes « il y a beaucoup de livrables à faire en quatre ans », a-t-il reconnu, sans pour autant cautionner l'idée d'une attribution des Jeux 2030 aux Alpes françaises bien trop rapide (le 24 juillet 2024). « La raison pour laquelle on a choisi cette période d'organisation un peu raccourcie, c'est toute la confiance qu'on a dans le système politico-administratif français, dans l'enthousiasme des partenaires commerciaux, dans le savoir-faire », a précisé le dirigeant en faisant référence à la réussite de Paris 2024.
